L’IMPACT DES MOTS SUR VOTRE CERVEAU

Les mots, les phrases, les expressions que vous utilisez et que vous entendez quotidiennement laissent des traces beaucoup plus marquantes que vous ne l’imaginez.

J’ai moi-même été très longtemps dans un langage négatif. Je voyais en premier le négatif dans beaucoup de situations. Je racontais autour de moi ce qui n’avait pas bien été dans mon travail etc. Et avec émotion bien sûr! J’ai vraiment participé au burn-out qui s’est présenté à moi. Croyez-moi, ce n’était pas joli.

Aujourd’hui ce n’est que du passé, c’est une expérience qui m’a permis de grandir. C’est la raison pour laquelle j’aide une multitude de gens maintenant et j’en suis très fier. Je suis capable de dire merci à cette étape de ma vie.

Alors je souhaite sincèrement que cet article vous aidera vous et les gens autour de vous. Allons-y!

Débutons par prendre quelques mots comme exemple :

« Problème » signifie quoi pour vous ? Avoir des ennuis, des conflits, des difficultés, des situations pénibles, des obstacles, quelque chose qu’on fuit, bref vous en voulez le moins possible non ? Maintenant prenez une minute complète en fermant vos yeux et pensez à un problème.

Quelles émotions associez-vous au problème ? être stressé, triste, déçu, déprimé, anxieux, dépassé, frustré, en colère, insulté? Le choix ne manque pas bien sûr et je pourrais tout comme vous, allonger la liste.

Présentement vous avez fait cette réflexion de façon consciente mais votre cerveau le fait continuellement sans que vous ne vous en rendiez compte (inconscient). Imaginez que chaque mot est une route dans votre cerveau et que chaque côté il y a des grosses écrans 3D contenant vos expériences. Alors chaque fois que vous vivez des expériences qui pour vous sont des problèmes, monsieur cerveau fera une association et les affichera le long de cette route.

Naturellement il n’y a pas de place pour tous les souvenirs, alors il triera pour mettre à l’écran ceux où il y avait beaucoup d’émotions. Plus vous irez voir ces souvenirs, plus l’accès sera facile et rapide. C’est comme si vous entreteniez la route, la plupart du temps non volontairement bien sûr. C’est pour cette raison que parfois un petit problème vous semble une montagne. Votre cerveau fait le lien.

Imaginez maintenant que vous faites des phrases ou des expressions avec le mot « problème ».

  • C’est ton problème ! (Vous confirmez alors à l’autre qu’il possède un problème sans vraiment savoir si c’est vrai.)
  • J’ai un problème. (« j’ai » indique que vous le possédez et je suis certain que vous n’en voulez pas.)
  • Moi, j’ai toujours eu un problème de confiance. (encore une fois avec « j’ai » vous le possédez et en plus on y ajoute le mot « toujours », comme si vous l’aviez depuis la naissance.)

Rappelez-vous que votre cerveau ne fait pas la différence entre le fictif et le réel. Donc si vous vous dites que vous avez toujours eu un problème de confiance ou autre, il finira par le croire!

Bon assez le négatif !

Maintenant que veut dire le mot « joie » pour vous ?

Sûrement un sentiment de plaisir, de bonheur, d’extase, de rire, des moments heureux en famille, naissance d’un bébé, réussite, voyage. Prenez une autre minute complète, fermez vos yeux et pensez à un souvenir rempli de joie.

Quels sentiments aviez-vous ? Bien-être, légèreté, bonheur, chaleur au cœur, frissons, plein d’énergie, comblé, excité…bref vous en voulez plus souvent de tout ça n’est-ce pas ?

Et bien c’est possible ! Comme avec les expériences négatives, votre cerveau enregistre le positif aussi mais vous devez participer un peu quand même. Pourquoi ? Parce que lui, son but est de vous garder en vie. Il préfère mémoriser un danger plutôt qu’un moment de plaisir. Il est votre protecteur. En plus, il ne fait pas la différence entre un conflit, se faire courir après par un ours ou un film d’horreur. Dans tous les cas, l’hormone de stress, le cortisol, arrive avec son ami l’adrénaline et hop le rythme cardiaque augmente et ainsi de suite.

Attention, il vous faut pour une minute de stress intense, une heure pour redescendre le niveau de cortisol. Donc 5 minutes = 5 heures ! Comprenez-vous mieux l’importance de notre communication avec nous-même et les autres maintenant ?

Comment faire ?

Votre cerveau répond avec ce que vous lui donnez et répétez. Alors premièrement changez votre vocabulaire. Il fera alors des liens positifs et constructifs. Voici des exemples:

  • «J’ai un problème» vers «J’AI UN DÉFI» ou «JE CHERCHE UNE SOLUTION»
  • «je suis fatigué, brûlé» vers « JE REFAIS LE PLEIN »
  • «échecs» vers «EXPÉRIENCES»
  • « je déteste » vers « JE PRÉFÈRE »

Impliquez votre famille, vos collègues, vos amis. Faites-en un jeu, un concours, un défi.

Deuxièmement, racontez volontairement des souvenirs merveilleux en détails à votre entourage, écoutez de l’humour, sortez vos albums photos, cherchez le positif partout !

Je vous en partage un souvenir: Un jour, nous étions avec un agent d’assurance ma femme et moi à la maison. Notre garçon le plus jeune, 3-4 ans, avait terminé d’aller à la toilette. Voulant être sûr qu’il avait bien terminé sa tâche, il arrive dans la cuisine avec son pyjama baissé. il se penche et nous demande si tout est propre? Imaginez le rire et la chaleur de gêne qui nous est monté au visage!

Et comme si ce n’était pas assez, 20 minutes plus tard, il réapparaît cette fois-ci courant avec un masque et une cape de « batman ». Le problème est qu’il n’avait plus de pyjamas en dessous! Même si nous avons expliqué à l’agent que ce n’était pas fréquent…malaise lolllll

Vous voyez ce que je veux dire? Même si c’est la trentième fois que je le raconte, j’ai encore le sourire fendu jusqu’aux oreilles! Faites comme moi. Je vous permets même de vous servir de cette histoire.

Troisièmement, vous méritez d’être bien entouré. Choisissez votre cercle et laissez y entrer des gens positifs qui vous font du bien. Ne chassez pas tous les gens négatifs autour de vous mais intervenez plutôt auprès d’eux. Vu qu’ils passent leur temps à se plaindre et parfois ils ne savent pas à quel point ils le font, dites-leurs qu’ils ont un syndrome de «rectomyopie». Et oui, c’est une nouvelle maladie ! Ils ont les nerfs des yeux connectés au derrière, ce qui fait qu’ils voient la vie toujours comme de la merde ! Loll Bon j’avoue que vous ne pouvez utiliser cette approche avec tout le monde mais c’est tout de même drôle !?

De façon plus douce, vous pouvez approcher la personne en lui expliquant que vous avez décidé d’être plus positif sachant l’impact. Invitez-là à vous aider dans votre challenge. Vous serez déjà deux à transformer votre vie vers plus de bonheur!

Sérieusement aidez-vous collectivement à être positif. Vous serez étonnés des résultats !

Quels sont les mots que vous voulez changer?

Yanick Tremblay votre Hypnologue et Coach PNL